Students Save 30%! Learn & create with unlimited courses & creative assets Students Save 30%! Save Now
Advertisement
  1. Web Design
  2. Global Influences
Webdesign

Terres des contraires : état de l’industrie du Web en Afrique du Sud

by
Length:LongLanguages:
This post is part of a series called Web Design Across the World.
Big in Japan: Web Design in the Land of the Rising Sun
Big Picture: The State of Web Design in Africa

French (Français) translation by Henri Lotin (you can also view the original English article)

Pour les prochaines minutes, je vais vous donner un aperçu du pays que j’appelle la maison ; sa culture, l’industrie du web et certains des défis uniques et intéressants lorsqu’il s’agit de l’internet.

L'Afrique du Sud tend à ne pas attirer trop d’attention quand il s’agit de l’industrie du web, néanmoins, nous avons une culture qui explose de talentueux développeurs, startups, industrie et idées, et je suis très honoré de partager cela avec vous tous.

cape town south africa
Cape Town, Afrique du Sud par Paula Vermeulen

Avant de poursuivre, il convient de préciser que l’Afrique du Sud a été un sujet brûlant dans l’actualité locale et internationale ces derniers temps, pour de nombreuses raisons. Je ferai des généralisations successives dans un souci de brièveté – tout point de vue que je donnerai devrais être pris s’il vous plaît avec une pincée de neutralité.

Asseyez-vous, prenez une tasse de café et détendez-vous. Notre voyage va commencer.

Afrique du Sud : Terre des contraires

L’Afrique du Sud, pour certains Sud-Africains et les médias, est souvent dénommée la « Terre des contraires », ou « Terre de contrastes ». C’est une déclaration juste à faire. En raison d’un passé très mouvementé, le pays a été laissé avec quelques problèmes et contradictions très visibles. Il est assez fréquent de voir l’incroyable richesse juste à côté d'une désolante pauvreté. L’Afrique du Sud se bat avec l’inégalité et la corruption, comme beaucoup d’autres pays.

Il est difficile de placer cette nation comme première ou pays du Tiers Monde, comme nous nous trouvons quelque part au milieu. Nous sommes l’un des rares pays à avoir trois capitales : Cape Town, Johannesburg et Bloemfontein. Chaque ville est une maison de puissance pour différentes parties du gouvernement et l’industrie. Le Cap et Johannesburg sont de loin les plus construites et axées sur domaines de l’industrie pour vivre et travailler.

Cape Town a les montagnes, les fermes viticoles et l’océan sur presque tous les côtés, tandis que Johannesburg est une métropole tentaculaire, une jungle de béton. Nous sommes également l’un des seuls pays qui compte plus de dix langues officielles. C’est vrai, dix ! Quelques personnes parlent chacune d’elles, mais les plus connues sont : Anglais, Afrikaans et le Xhosa.

Ces trois sont les principales langues qui vous sont enseignées à l’école. L’Afrikaans est dérivé du Néerlandais, apporté par les colons dans les années 1600. Xhosa, est une langue tribale parlée par beaucoup d’Africains noirs dans les régions côtières du Sud de l'Afrique du Sud. Il est important de comprendre que pour la plupart, les communautés Afrikaans et Anglophones sont plus « occidentalisée » en termes de cultures, dynamique familiale et comportements sociaux, où comme les communautés Xhosa ont tendance à être plus traditionnelles, solidaires et communautaires.

Alors, pourquoi je vous dis tout cela ? Eh bien, il est important de comprendre l'héritage culturel de la population de l’Afrique du Sud afin d’apprécier comment les informations sont accessible et assimilées de nos jours. La socio-économie joue un rôle très important, et en fait, un rôle que n’importe quel développeur web expérimenté ne peut même envisager. Jetez un oeil aux statistiques ci-dessous au sujet de la démographie ici. Nous reviendrons à ces chiffres plus tard :

Population 0-14 ans 15-64 ans 64 ans et plus
53 million 29% 66% 5.5%

Ces chiffres vous donnent une idée de quelle proportion de la population est née et a grandi avec l’internet.

Le prochain point de statistique procure une preuve de l'énorme défi que nous avons en Afrique du Sud relatif à l’accès internet :

Ethnie (%) de la Population (%) Répartition des richesses
Noir Africain 79.2 43.4
Blanc 8.9 41.5
Métisse 8.9 8.0
Asiatique / Indien 2.5 6.2

Vous pouvez vous-même demander ; Si les noirs africains représentent près de 80% de la population et les africains blancs à peine 9%, comment est-ce que les blancs africains partagent presque la même distribution des revenus et des richesses que la majorité du pays ? Je n’irai pas dans le « pourquoi » car ce n’est pas vraiment le sujet de cet article, mais sachez que ce fait statistique joue un rôle énorme dans la question de l’accès internet et aux services liés au web en Afrique du Sud.

Culture Web en Afrique du Sud

Maintenant que vous avez quelque chose d’une idée de « l'image d'ensemble » d’Afrique du Sud, continuons vers l’ensemble du point de cet article : le web.

Dans plusieurs zones où domine la mentalité urbaine, alors la technologie suit. Nous sommes à mille lieux d'être aussi avancées que les États-Unis ou certains pays européens en Europe quand il s’agit de l’accès à Internet ou de grandes sociétés axées sur le web.

L'accès à l’information de l’Afrique du Sud pour le World Wide Web est fourni essentiellement par quelques entreprises principales, plus connus de tous étant le géant des télécommunications : Telkom.

Telkom gère que les lignes téléphoniques, les lignes ADSL et la grande majorité de l'accès internet ADSL. La majorité des autres FAI se greffent sur Telkom, ou les géants de la téléphonie mobile comme Vodacom et MTN. Au cours de ces dernières années, les entreprises de télécommunications et certains FAI ont fait de gros progrès sur l'internet avec fibre, en partenariat avec le gouvernement, qui ont passé quelque temps à creuser des chaussées dans les zones urbaines et suburbaines pour poser le câble. En fait, un peu (quoique plus riches) les zones et les FAI offrent déjà internet par fibre optique, ce qui est une grande victoire pour nous en tant que pays.

L'Afrique du sud est pleine à craquer quand il s’agit de compétences liées au web. Que vous soyez un UX Designer, un développeur front-end, Full Stack ou DevOps, il y a des opportunités pour vous ici.

Industrie

L’industrie du web au Cap est en explosion. De plus en plus d’entreprises lâchent l'impression et commencent à investir dans le web. Même les agences comme Ogilvy, TBWA et Young & Rubicon commencent à embrasser des mentalités et des technologies axées sur le web non seulement lors de la création de sites Web, mais aussi pour s’engager avec les marchés cibles.

Cape Town Skyline of CBD at Dusk
Quartier des affaires de Cape Town Central au crépuscule

Malheureusement, la flambée des carrières sur internet est en quelque sorte un phénomène récent. Pour dire que nous sommes un peu « décalé » pour dire que l'introduction d'individus expérimentés sur le marché du travail est une préoccupation, mais cela gagne lentement du terrain.

Au cours des dernières années, de nombreuses entreprises nationales et internationales ont commencé à s’établir dans les centres urbains. Amazon, Google et autres ont établi des bureaux et soutiennent les centres en ce qui concerne l’aide pour le fuseau horaire et les pays Africains. Les bureaux, sur une base de mètre carré, selon où vous êtes situé dans le centre ville, sont beaucoup plus abordables que la mise en place de locaux à New York ou à Londres. En fait, certains de nos propres géants web comme TakeaLot et Kalahari.net sont sont installés dans bâtiments imposants de marques à Cape Town, érigés comme un rappel saisissant de leur succès dans le domaine de l’internet, en particulier en Afrique du Sud.

Carrières

Je voudrais commencer cette section avec la citation suivante de Odile Badenhorst de CareerJunction :

«...le développement logiciel est sans doute l’ensemble des compétences informatiques les plus recherchées jusqu'à présent pour 2016. Sur CareerJunction, chaque deuxième poste vacant affiché au sein du secteur IT est destiné aux développeurs de logiciels. »

Selon une étude de CareerJunction, les programmeurs avec des compétences en C# sont les plus recherchés dans l’industrie du Sud-Africain travail, suivi de près par les administrateurs de réseau et de systèmes.

httpswwwcareerjunctioncoza
www.careerjunction.co.za

Encore plus excitant c'est que la liste des compétences ci-dessous (certaines des compétences les plus recherchées en Afrique du Sud) a une tendance proche des normes internationales :

  • Designers et développeurs (UI/UX)
  • Développeurs Web et produit full-stack
  • Ingénieurs réseaux
  • Professionnels de la sécurité et de la Cyber-sécurité
  • Ingénieurs mobiles
  • Chefs de projets IT
  • Intégrateurs et architectes cloud
  • Scientifiques de données
  • Compétences de système de gestion de contenu

Cela peut sembler un peu contradictoire quand j’ai dit plus haut que :

« L'Afrique du Sud tend à ne pas attirer trop d’attention quand il s’agit de l’industrie du web ».

Dans la même phrase, je vais vous dire que c’est probablement un des endroits les plus excitants pour commencer ou poursuivre votre carrière. Il y a une grande demande pour les professionnels du web ici. De Ruby et Python, à Javascript et Node.js, même administrateur système et DevOps - les sites d'emploi affluent de postes sur à peu près tous les niveaux d’expérience. C’est un moment incroyablement excitant d’être dans l’industrie du web.

En effet, Career Junction a voté les carrières liées aux NTIC comme l’une des meilleurs, les plus rémunérées des carrières en Afrique du Sud en 2015.

L’industrie du web sud-africain a beaucoup de grandes opportunités pour les jeunes développeurs inexpérimentés pour apprendre. Les développeurs plus expérimentés sont toujours heureux d'aider, d’expliquer et de fournir une éducation, encore un environnement stimulant pour les jeunes développeurs. Cela permet d’obtenir le feu vert pour les emplois axés sur le web relativement facile en ce qui concerne ce que l'on attend de vous. Cependant, la courbe tend à devenir plus agressivement raide quand vous cherchez des postes de cadre moyen dans l’industrie, dû au manque de personnes expérimentées dans ces positions.

Niveau de vie dans l’industrie du Web

Notre monnaie est faible par rapport à l’USD ou GBP, donc dans une perspective internationale, les salaires peuvent paraître au-dessous du pair, mais il est beaucoup moins cher de vivre ici en fonction de votre situation financière. Veuillez consulter le tableau ci-dessous (au moment de la publication, 1 Rand Sud-Africain équivaut à 0,063 $USD) :

Fonction 20 - 30 ans 30 - 40 ans
40 - 50 ans
50 - 60 ans
Designer R13k- R23k R27k- R33k
R27k- R33k
-
Administrateur systèmes R15k-R22k R23k - R33k R33k - R44k R44k - R46k
Ingénieur réseau R15k-R22k
R22k-R32k
R32k-R45k
-
Ingénieur base de données R16k-R31k
R42k-R47k
R47k-R49k
R49k-R53k
Développeur d’application mobile R20k-R30k
R30k-R40k
R40k-R60k
-
Spécialiste de la sécurité R20k-R33k
R33k-R43k
R43k-R52k
R52k-R60k
Développeur Web R20k-R31k
R39k-R41k
R41k-R46k
-
Développeur de logiciels R22k- R37k R45k-R53k
R50k-R55k
-
Projet R25k-R34k
R34k-R40k
R40k-R52k
-
Exécutif - R65k-R74k
R74k-R78k
R78k-R93k

Opportunités

Pour approfondir mon propos, je tiens à vous présenter la liste des compétences requises pour les compétences essentielles de visas en Afrique du Sud :

  • Spécialiste en Solution CISCO et Ingénieur CISCO
  • Architectes de solutions en télécommunications et TIC
  • Développeurs intégrés (PHP, PERL, JAVA)
  • Analyste de réseau
  • Spécialiste en sécurité informatique
  • Spécialiste de l’intégration des systèmes
  • Enterprise Architects
  • Opérations de Centre de données
  • Microsoft System Engineers
  • Contrôleurs de réseau
  • Spécialiste de l’AV (antivirus)
  • Desktop Support Engineer

Intéressant n’est-ce pas ? Je voudrais faire une mention particulière sur « Développeurs intégrés ». PHP est un ensemble de compétences vraiment recherché en Afrique du Sud. Il est souvent négligé quand alignés à côté de Ruby et Python, mais les agences plus petites se concentrent principalement sur WordPress, CodeIgniter et Laravel.

Culture start-up

La culture de strat-up est une autre section de l’industrie qui est pleine à craquer en Afrique du Sud. Non seulement notre environnement et la gestion au jour le jour sont propices à la culture de strat-up elle-même, mais les coûts de start-up sont également faibles. Dans les grandes villes du monde entier, le « hot-desking » est devenu très populaire, et plus de start-ups sur internet renoncent aux bureaux avec des frais généraux élevés pour le mode de vie « free-lance ».

Cap sur www.sharedesk.net

Regardons un exemple très général des coûts impliqués dans le lancement d’une activité simple basée sur WordPress.

Élément Coût Mensuel Horaire Comprend
Hot Desk R3,000 Oui
WiFi, imprimante, téléphone, salle de conférence
Hébergement / serveur R39 Oui
Serveur, base de donnés, 3GB bande passante, 3GB espace disque
Designers R250 - R500
Oui Services de designer graphique / visuel
Développeurs Web R550-900
Oui Développement front-end / back-end

Dernièrement, deux start-up Sud-Africaines ont reçu beaucoup d’attention : une étant Giraffe qui s'est juste vue accorder des fonds de démarrage de la Silicon Valley. Girafe a fait de sérieuses vagues dans l’industrie du recrutement ici. Il a mis une technologie impressionnante sur pied, comme un moteur de correspondance intelligent qui identifiera les candidats les plus qualifiés pour un emploi donné, les avertir par SMS et planifier des entrevues.

Giraffe
Giraffe

L’autre est Utyre. Utyre est une startup de montage pneumatique mobile. En utilisant une combinaison de WordPress et WooCommerce, la start-up a trouvé un créneau vraiment intéressant, sur le marché, en apportant le montage de pneus à votre domicile à un prix avantageux. Ils offrent des paiements en ligne sécurisés, réservation en ligne complète et le tout à votre convenance. Ils font même l'équilibrage et alignement de vos pneus pour vous, inclus dans le prix.

Il serait irresponsable de ma part de ne pas une des plus grandes exportations de l’Afrique du Sud sur internet et le premier africain du Sud dans l’espace, Mark Shuttleworth. L'entreprise de Shuttleworth : Thawte Consulting spécialisée dans des certificats numériques et la sécurité internet. En décembre 1999, Thawte Consulting a été acquise par VeriSign pour un énorme R3.5 milliards.

Web Education

Malheureusement, un des plus grands pièges de l’Afrique du sud est l’éducation en technologies axées sur le web. C’est en grande partie dû au fait que notre internet et la connectivité dans les régions plus rurales sont limitées. Mis à part cela, les professionnels orientés sont pour l’essentiel, autodidactes.

Bon nombre d'entre vous qui lisent cet article peuvent se sentir concernper par l’aspect autodidacte du web. Je suis autodidacte dans à peu près tout ce que je sais sur la création de sites Web. Notre combat ici réside dans le fait que le Ministère de l’éducation ne reconnaît pas pleinement les compétences liées au web comme étant un diplôme crédible à étudier. Nous avons plusieurs super diplômes en science informatique disponibles dans des établissements réputés, mais elles se concentrent plus sur C++ ou C# en mettant l’accent sur les systèmes et sécurité ou ingénierie de base de données.

Les bootcamps de codage ne sont pas présents ici non plus. Ironie du sort, nous avons un camp d’entraînement (bootcamps) très intéressant qui ne s’adressent aux prospects de l’Afrique du Sud; iXperience est uniquement pour les étudiants américains IVY qui cherchent à entrer dans la tech et construire des web apps compatibles avec les normes. Elle est dirigée par des Sud  Africains et est un excellent programme pour les jeunes étrangers pour apprendre le code et faire connaissance avec le Cap.

e-Commerce

Le commerce électronique en Afrique du Sud a connu un démarrage lent. L’industrie du commerce électronique fait un chiffre d’affaires global de $USD1.5 milliard, dont seulement R6-7 milliards sont versés par l’Afrique du Sud. Statistiquement, le commerce électronique représente 1% du secteur de détail du pays et est un secteur qui croît d’environ 25% par an.

Les Sud Africains en général ont toujours été lents dans l’absorption des paiements en ligne et mobiles. Il y a une notion définitive de méfiance quand il s’agit d’utiliser une carte de crédit en ligne. Une enquête de MEF auprès des consommateurs en 2015 a révélé que la confiance est le plus grand obstacle à la croissance dans l’industrie du contenu et du commerce mobile ici. Les banques ont été lentes à s'insurger dans la fourniture de technologies bancaires en ligne et même à promouvoir les transactions en ligne sûres et sécurisées. Ceux qui se sont avancé, en ont fait une expérience pénible et frustrante.

La base générale de consommateur a tendance à se sentir plus confiante envers des fournisseurs de commerce électronique qui vendent des produits d’éléments de base. Des sites web comme takealot.com et bidorbuy.com sont bien respectés et sont souvent utilisés, aidés par les nombreuses options de paiement et les bonnes politiques de retour.

L’âge semble également être un facteur contributif dans le commerce électronique. Les générations vieillissantes s'orientent la plupart du temps loin de lui.

En conclusion, le plus grand point qui peut être fait sur le e-commerce Sud-Africain est qu’il y a une grand effort pour la croissance et l’opportunité.

WordPress

La communauté WordPress en Afrique du sud est petite, mais passionnée.

httpswwwwoothemescomabout
Équipe de WooThemes

WooThemes, les créateurs de WooCommerce, sont basés à Cape Town, Afrique du Sud et nous sommes extrêmement fiers d’avoir un tel géant dans la communauté WordPress qui appelle l'Afrique du Sud domicile. Non seulement WooThemes développe un logiciel formidable, mais ils hébergent également le Wordcamp annuel de Cape Town, et des Meetups WordPress réguliers. Un grand merci à Hugh Lashbrooke, qui fait partie de l’équipe de WooThemes, pour tout ce qu’il fait à Cape Town pour la culture de WordPress et de l’effort qui va dans l’organisation de ces manifestations.

Si vous êtes basé en Afrique du Sud et êtes intéressé à rejoindre la communauté WordPress, vous pouvez rejoindre le canal slack WordPress Cape Town.

Mentalités de l'utilisateur, plateformes et stats de navigateur

OK, quelques nombres de plus pour vous : Chrome détient actuellement 52% du marché des navigateur à l’échelle mondiale. Internet Explorer et Firefox arrivent assez loin derrière avec 15%. En Afrique du Sud, les statistiques sont plus ou moins alignées. 55% du marché actuellement utilise Google Chrome, avec 22% utilisant Internet Explorer et seulement environ 12% utilisant Firefox.

Selon statcounter.com près de 50% des utilisateurs mobiles et tablettes Sud-Africains se servent d'Opera comme leur navigateur mobile de choix. Chrome est deuxième avec ~17%. Il y a une raison claire et directe à cela, qui s’applique dans de nombreux pays en Afrique et est quelque chose que j’ai rencontrée tout à fait régulièrement dans ma carrière. La majorité du pays, les gens qui vivent dans des zones moins bien nanties, utilisent des feature phones. Développer une expérience web optimisée pour les feature phones est un combat, comme certains d'entre vous peuvent être en mesure de vous y référer. C’est quelque chose que très peu de développeurs ne prennent pas en compte dans leur travail, voire pas du tout.

httpgsstatcountercommobiletablet-browser-ZA-monthly-201504-201604
gs.statcounter.com

Le moteur de recherche le plus populaire ici est Google, qui domine un incroyable 94% du marché. D'autres moteurs de recherche, à savoir Bing (4%), Yahoo! (1%), DuckDuckGo (0,05%) à peine font une brèche dans la base utilisateur.

Quand il s’agit de systèmes d’exploitation mobiles, Android domine le marché avec une utilisation de 43%. iOS prend seulement 5,46% de part de marché.

Connectivité

L'Afrique du Sud a 24,9 millions internautes actifs ; c’est moins de la moitié de la population actuelle. Ce chiffre comprend l’accès à la fois des appareils de ligne fixe (ordinateurs portables) que les appareils mobiles.

L’internet, ainsi que sa connectivité et sa rapidité, est un excellent point de plainte parmi les Sud Africains — une vraie pitié dans la mesure où une part sans cesse croissante de notre population en dépend. Pour un usage domestique, les bouquets ADSL commencent à environ R200 par mois, il s’agit de données non plafonnées, dispositifs illimités, mais c’est une ligne en forme.

Il n’est pas rare d’entendre un collègue de bureau crier tout d’un coup « C’est juste moi, ou c'est l’internet qui est vraiment lent ? ! ». À certains moments de la journée, cela peut être insupportable. C’est particulièrement vrai en milieu de matinée et à midi, ainsi qu’entre 19:00-21:00 le soir quand tout le monde rentre à la maison.

Si votre ADSL n’est pas à la hauteur, vous passez plus de temps à mettre en mémoire tampon Netflix (qui a lancé en début d’année) qu'à faire du streaming. Les services comme Spotify, Hulu, Pandora, et Soundhound ne sont pas accessibles en Afrique du Sud. Il n’y a pas d’interdiction sur les services, mais les entreprises elles-mêmes n’ont pas encore ouvert sur ce territoire. Sauf, autrement dit, pour Apple Music.

Pour contourner ce problème, les VPN sont généralement implémentés, mais pour la plupart, sauf si vous êtes sur le plan technologique incliné et intéressé à configurer un VPN sur votre réseau domestique, personne n’est vraiment intéressé ou désireux de le faire.

En dehors des services ci-dessus, il n’y a pas d’interdiction sur Facebook, Twitter ou Youtube, ni sur Google, Bing ou Duck Duck Go. Ce qui est tout aussi bien ; nous n’avons pas d'alternatives locales à ces services.

Mobile

L'Afrique du Sud a presque 80 millions de connexions mobiles, et la navigation mobile a dépassé celle de desktop ici en 2014. Cette hausse n'est en aucun cas dû à l’adoption par une petite partie de Opera.

Les données mobiles sont un peu une béquille pour les Sud-Africains. C’est cher pour l'un, mais à travers les réseaux, la couverture peut être sérieusement problématique.

Les activités les plus populaires qui consomment des données mobiles sont le courriel et la messagerie instantanée ; le service le plus souvent utilisé étant WhatsApp avec les médias sociaux et Facebook Messenger qui suit étroitement derrière.

Les données prépayées (Top-Up) sont beaucoup plus chères que les données sur contrat (abonnement). Pour 1 Go de données, vous devrez payer R149 - R180 / mois. 10 Go de données sont facturés de n’importe où de R599 - R650 / mois. Il n’y a pas de contrats que j’ai réussi à trouver grâce à mes recherches, qui ont fourni des données illimitées.

La largeur de bande plus rapide autorisée par les réseaux est 4G & LTE sur la prise en charge des appareils mobiles. Ce fait tient également compte de votre localisation. La couverture du signal de la 4G et LTE est en grande partie située en centre ville. Pour ceux qui peuvent se le permettre, la plupart des ménages aura une connexion ADSL, de sorte que les données sont en grande partie réservées pour se rendre d'un point A à un point B des espaces publics.

Une chose que nous n’avons pas vraiment réussi à craquer ici en Afrique du Sud est bon wifi public. L’étrange coffee shop vous offre du wifi gratuit, non plafonné, mais ild sont rares et les chances qu’il soit en bon état de fonctionnement est mince.

Conclusion

L’avenir est toujours difficile à prévoir, même dans un secteur où règne le sens pratique et la logique. Dans les années à venir, nous allons voir l’Afrique du Sud se concentrent sur la longévité. Chaque année où le pays va de l’avant en termes de remédier à la pauvreté et la criminalité met en avant une nouvelle génération d’individus intelligents prêts à passer à l’internet.

Les technologies telles que Node.js et React deviendront plus répandues dans les compétences requises. Finalement, notre internet et l’infrastructure de données mobiles vont rattraper le reste du monde et nous allons traverser la livraison lente des données. Nous verrons également un plus grand mouvement dans la communauté, en se concentrant sur la recherche d’attention pour le marché Sud-Africain lorsqu’il s’agit de WordPress et la culture de start-up, dont une grande partie a déjà commencé. Je m’attends à ce – j’espère – que ces possibilités se propageront également dans d’autres pays en Afrique.

Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Looking for something to help kick start your next project?
Envato Market has a range of items for sale to help get you started.