Unlimited Wordpress themes, plugins, graphics & courses! Unlimited asset downloads! From $16.50/m
Advertisement
  1. Web Design
  2. Global Influences
Webdesign

Vue d’ensemble : L’état des lieux du design Web en Afrique

by
Length:LongLanguages:
This post is part of a series called Web Design Across the World.
Land of Opposites: State of the Web Industry in South Africa

French (Français) translation by Henri Lotin (you can also view the original English article)

Dans le cadre de notre série en cours Web Design Across the World, cet article porte sur l’un des sujets le plus large et le plus étendu à cette date : Le webdesign en Afrique. Nous allons commencer en présentant une image solide de l’Afrique en général, puis par regarder l’impact que cela a sur la culture du design web.

Avant de commencer

Quand Ian m’a tout d’abord demandé d’écrire sur un sujet aussi énorme, j’étais à la fois excité et terrifié. Mais en prenant du recul, j’ai réalisé que ce serait une bonne occasion de montrer ce que l’Afrique a à offrir.

La plupart des chercheurs, historiens et politologues décrivent l’Afrique comme ayant cinq régions culturelles et géographiques ;

  • Afrique du Nord
  • Afrique de l’Ouest
  • Afrique Centrale
  • Afrique de l’Est
  • Afrique du Sud

Toutefois, il est difficile de savoir par où commencer les choses, car l’Afrique est composée de 54 pays (reconnus membres de l'Union Africaine) répartis sur 30 000 km² ; un domaine qui détient un tiers de la richesse minière mondiale. Si riche, et pourtant si pauvre ! Ce contraste saisissant m’amène au point de départ parfait : faire le point sur un couple d'idées erronées sur l’Afrique.

Idées erronées notoires

#1 Les Africains étaient analphabètes avant la colonisation

Dans une certaine mesure, cela est vrai ; la plupart l'étaient, mais l’écriture a été apportée en l’Afrique subsaharienne du Moyen Orient à différents moments tout au long de l’histoire (également de la même manière que l'écriture a atteint l’Europe.) L’écriture arabe a été utilisée par les Africains noirs pour écrire Swahili et Wolof depuis des siècles, et l’Ethiopie a utilisé son écriture sémitique dérivée pendant plus d’un millénaire. D’autres ont été exposés à l’écriture, mais l’ont rejetée (histoire intéressante), et la parole écrite a tout simplement échouée à faire son chemin vers le reste.

#2 l’Afrique manquait de civilisation avant l’arrivée des européens

Si vous définissez « civilisation » comme étant des grandes villes, l'alphabétisation et des États centralisés, alors c’est en partie vrai. Il est important de reconnaître, cependant, que l'environnement africain n'est pas souvent favorable à l’agriculture (sol pauvre), l’urbanisation irresponsable (maladies tropicales) et l'élevage impossible (maladie une fois de plus). Ce sont les principaux ingrédients qui ont conduit à la « civilisation » ailleurs et les Africains se sont adaptés pour faire leurs propres civilisations qui convient le mieux à leur environnement.

De nombreuses exceptions à cette règle — les villes-Etats Swahili, l'écriture en Ethiopie, les études superieures à Tombouctou — impliquaient l'adaptation des concepts importés du Moyen Orient, bien que peu de temps après, ils soient devenus entièrement Africains. Il y a aussi de flagrantes exceptions : les merveilles architecturales de la Great Zimbabwe, la médecine avancée au Bunyoro (Ouganda) et d’autres. La vérité, comme toujours, est nuancée.

Colonialisme (colonisation)

Après avoir parcouru ces idées reçues, je voudrais parler de l’influence indéniable du colonialisme. L’Afrique a été colonisée par de nombreux pays, notamment : Allemagne, Portugal, Espagne, France et Angleterre.

Colonialisme se traduit par, entre autres choses, des transferts culturels et comportementaux. La traite négrière et le colonialisme ont détruit les cultures traditionnelles et des systèmes sociaux en Afrique au sud du Sahara ; L’Afrique se remet toujours des effets de la traite négrière et du colonialisme.

Colonial Africa 1914
L'Afrique coloniale de 1914 source

Avant l’arrivée des européens, les Africains avaient divers modes de vie sous différentes sortes de gouvernements. Des Rois régnaient sur de grands empires comme ceux du Mali et du Songhaï. Certains États avaient un régime démocratiquee. Certains groupes n’avaient aucun gouvernement central. Certains africains ont vécu dans les grandes villes comme Tombouctou, tandis que d’autres vivaient dans de petits villages enfouis dans les forêts. Certains étaient des chasseurs nomades, et certains étaient des artistes habiles qui sculpteaient des masques et des statues de bois, d’or ou de bronze.

L’esclavage existait en Afrique longtemps avant l’arrivée des européens. Les souverains du Mali et du Songhaï avaient des milliers d’esclaves qui travaillaient comme domestiques, soldats et ouvriers agricoles. Les villages s'attaquaient les uns les autres pour prendre des prisonniers et les vendre. Souvent, un(e) esclave pouvait travailler pour gagner sa liberté. Toutefois, dans les années 1400, les européens ont introduit une forme d’esclavage, expédiant massivement des hommes et des femmes pour le Nouveau Monde, ce qui a dévasté le mode de vie et la société en Afrique.

En plus les africains capturés et vendus, beaucoup ont été tués lors des raids. Environ les deux tiers de ces prises étaient des hommes âgés de 18 à 30 ans. Les marchands d’esclaves choisissaient des personnes jeunes, fortes et saines, laissant derrière eux des personnes âgées pour s'occuper des familles et des villages. Les villes et villages africains n’avaient pas assez de travailleurs. Les structures familiales ont été détruites.

Quand les Européens ont mis fin à la traite des esclaves au cours de la fin du XIXe siècle, ils n’ont pas perdu leur intérêt pour l'Afrique. La révolution industrielle à modifié les économies en Europe et aux États-Unis. L’Afrique pourrait fournir à la fois les matières premières, telles que les minéraux et de nouveaux marchés pour les marchandises.

Les Européens en savait peu sur l’Afrique profonde, mais beaucoup étaient curieux. Les explorateurs et les scientifiques se sont intéressés à la faune africaine et à ses ressources naturelles. Les missionnaires européens ont aussi voyagé en Afrique prônant leur religion et faisant du travail social. Leur but était de convertir les africains au Christianisme et d'apporter l’éducation et des soins de santé en Afrique. Beaucoup ont appris également enseigné les modes de pensée européens, qui souvent étaient en contradiction avec et ont détruits, les traditions africaines.

Bon, Pause

C’est un sujet volumineux et intéressant, mais je vais m’arrêter là parce que ce n’est pas un article sur le colonialisme. L’objectif principal de cette section était de poser le décor pour les influences Africaines – donc maintenant, il est temps d’ajouter un peu de contexte de design web.

Mise en scène

Parlons de quelques généralités relatives à l’industrie du design web dans certaines régions d’Afrique.

Absence de designers web purs

Le web design est un rôle jeune dans l’industrie de la création en Afrique. Lorsque vous rencontrez un web designer, il est probable qu’il provienne de l’industrie de l’imprimerie, ou peut-être qu'il se définisse comme « programmeur ».

Vous verrez rarement « Design d’interface » comme un module dans les programmes « Web design » des écoles de design ou ceux des centres de formation en Afrique. Le design Web est assimilé au développement front-end pour la majorité des fondateurs de ces écoles, en particulier en Afrique francophone. Cette attitude n’est pas si répandue dans les pays anglophones plus développés d’Afrique.

Ce n’est pas toujours le cas, cependant, comme Daine Mawer le dit dans son article, Land Of Opposites: State of Web Industry in South Africa :

« Malheureusement, l'un des plus grands pièges de l’Afrique du sud est l’éducation en technologies axées sur le web. C’est en grande partie dû au fait que notre internet et la connectivité dans les régions plus rurales sont limités. Mis à part cela, les professionnels orientés web sont pour l’essentiel, autodidactes. […] Notre combat ici au niveau où le Ministère de l’Éducation ne reconnaît pas pleinement les compétences liées au web comme étant un diplôme crédible à l’étude. » – Daine Mawer

Et il en est de même au Cameroun, mon pays. Je suis autodidacte aussi, même si après quelques années dans le domaine, je suis diplômé de la www.thegraphicdesignschool.com.au !

L’Afrique a de nombreux programmeurs, d'ingénieurs de base de données et de développeurs talentueux, parce que l’informatique était une fois une priorité élevée dans certains systèmes éducatifs. Mais le design et le côté web ont été négligés pendant trop longtemps, et souvent, c’est toujours le cas.

Le graphiste qui veut designer pour le web, souvent manque de compréhension des contraintes de ce nouveau média, et le programmeur ou développeur front-end n’est pas toujours au courant des principes de design pour l’interface utilisateur. Et pire encore, ils n’ont pas connaissance des principes fondamentaux du design, c’est pourquoi vous verrez des sites ou des applications web parfaitement fonctionnels, mais avec des interfaces pauvres et une expérience utilisateur irréfléchie.

Et beaucoup manquent d’humilité (ou de volonté ?) pour en savoir plus sur le design, surtout en Afrique francophone. C'est un tableau sombre, mais c’est la vérité.

Faites ce que je dis, designer, parce que je suis celui qui te paye !

Il y a un problème dans le business du design web en Afrique.

« Les agences de communication et/ou de design web sont sous le diktat des clients, et la précarité de l’emploi ne donne pas assez de liberté aux designers (graphique et web) de recommander des solutions, c’est pourquoi le niveau dans l’industrie est en baisse. Beaucoup de designers pourraient être plus influents s’ils étaient indépendants ! Mais ce n’est pas aussi simple que ça ! » – Charles Dadié, graphiste, Côte d’Ivoire.

Cela entraîne un fossé qualitatif entre les sites web des agences de design web et les sites web de leurs clients. Par exemple, nous allons jeter un oeil sur le portail web Marocain et le site d’une agence Marocaine :

Old fashioned interface since responsive and multilingual for marocma the Moroccan web portal
Interface démodée, bien que multilingue ; pour maroc.ma, le portail web du Maroc
Ici sa version mobile dédiée
More modern aesthetic and responsive interface for httpsoftsevenartcom
Interface plus moderne, plus esthétique et responsive pour softsevenart.com

Je vis la même situation au Cameroun, mais mon petit studio, Lotin Corp. est indépendant et nous pouvons être plus sélectifs sur les clients et les projets, pour lesquels nous travaillons. Nous jouissons d'une liberté suffisante pour recommander et parfois imposer des solutions, parce que nous avons une approche centrée sur l’utilisateur. Très souvent, nos clients sont réticents, jusqu'à ce qu’ils commencent à voir un retour sur Investissement.

my own studios website lotincorpbiz
Le site web de mon propre studio, lotincorp.biz

Tout n’est pas aussi sombre, après tout

En Afrique anglophone, il y a plus de personnes sensibles au design ; celles qui se préoccupent de l’interface utilisateur et du design de l'expérience utilisateur. Et, de plus en plus, il y a plus de gens en Afrique francophone qui veulent en apprendre plus sur ces principes.

Grâce à Envato Market et autres marketplaces, nous, en Afrique, avons maintenant accès aux interfaces professionnelles et compatibles pour les mobiles pour commencer nos projets de design web. Cela aide plus que vous ne pourriez l'imaginer ; cela améliore la qualité visuelle et la convivialité de ces projets.

Culture start-up et incubateurs

Il y a une lueur d’espoir venant du monde des start-ups, même si ça n’a pas un impact rapide. Pourquoi pas ?

Google for Entrepreneurs initiative
Google for Entrepreneurs

Prenons par exemple l'initiative Google for Entrepreneurs : tous les hubs tech principaux sont basés dans les régions anglophones :

ispaceghcom a simple beautiful interface with a smart user experience
ispacegh.com : Interface utilisateur simple et claire

Comme je le disais, l'Afrique anglophone devance l’Afrique francophone, parce qu’ils ont l’avantage de la langue (les meilleures ressources, livres, cours et tutoriels ont tendance à être en anglais, bien que le projet de traduction Tuts+ a pour but de changer cela).

Cela dit, il y a quelques bons hubs en Afrique francophone :

With a colorful and boxed layout jokkolabsnet is a pleasure for the eyes
Avec une mise en page coloré et encadré, jokkolabs.net est un plaisir pour les yeux
« L’écart entre les incubateurs francophones et anglophones en Afrique, est le résultats d'approches divergentes. Alors que les incubateurs anglophones font du réseautage (incubateurs, business angels, fonds d'investissement, influenceurs), co-organisent des manifestations ensemble et structurent un écosystème dynamique ; les incubateurs francophones ont toujours des difficultés pour s’organiser, restant dans un discours général qui a un impact négatif sur la croissance des start-ups qu'ils incubent. » – Christian Essame, co-fondateur de Kmr start-up hub

Tout cela dit, regardons quelques influences.

L’Influence du colonialisme

Si vous ne pouvez pas le faire, faites semblant !

Le colonialisme s'est toujours manifesté au travers du style du colon. Si le Colon est la France, vous verrez souvent une connotation Française dans le design de cette colonie.

Chacune des régions de l’Afrique a un « chef de file technologique », par exemple, en Afrique centrale, c’est le Cameroun, en Afrique du Nord c’est le Maroc, en Afrique du Sud c’est la République d’Afrique du Sud et en Afrique de l’Ouest c’est la Côte d’Ivoire ; ce qui signifie que tous les grands projets de design graphique et de design web leur sont sous-traités. Même si certains événements tech facilitent la communication entre les communautés de tech, cette réalité demeure.

Voici le site officiel de la République Française :

Republic of France official website
Site officiel de la République Française elysee.fr

Comme première source d’inspiration logique, de nombreux sites Web de gouvernement d'Afrique francophone semblent imiter l’exemple ci-dessus.

Technologie

Un petit sondage rapide de 26 sites Web présidentiels et de gouvernements (d’Afrique anglophone et d’Afrique francophone), leurs modèles de conception, les technologies et leur réactivité, a révélé ce qui suit :

Approche mobile
Version Mobile séparée 11,54 %
Réactif
38,46 %
Non responsive
50,00 %
Technologie (ou CMS)
ASP.NET
7.69 %
Drupal
11,54 %
eZ Publish
3,85 %
Joomla
19.23 %
SPIP
3,85 %
Typo3 CMS
3,85 %
WordPress
11,54 %
N/A
38,46 %

Le CMS dominant dans cette gamme de sites Web est Joomla (19,23 %) et 50 % de ces sites sont soit responsive, ou servent une version mobile dédiée.

Quelques exemples solides

Certaines de ces interfaces utilisateur vont bien au-delà de la qualité du site web de la République de France, en voici une sélection :

Republic of Togo official website republicoftogocom
Site officiel de la République du Togo : republicoftogo.com
Republic of Senegal official website wwwpresidencesn
Site officiel de la République du Sénégal : www.presidence.sn
HE Boni Yayi Benin official website boniyayibj
Site officiel de S.E. Boni Yayi (Bénin) : boniyayi.bj

Le e-commerce en Afrique

Le e-commerce en Afrique est une zone d'opportunités en pleine croissance. Le Nigéria, première puissance économique de l’Afrique, ouvre la voie en croissance e-commerce, avec 65 % des 50 millions d'utilisateurs d’internet ayant à un moment ou un autre fait des emplettes en ligne. C’est selon une étude récente menée au Nigéria par Ipsos, une société d’études de marché global, pour le compte de PayPal.

Nigerian consumers are avid online shoppers Source
Les consommateurs nigérians sont des acheteurs en ligne avides. Source

Les résultats de l’étude confirment le Nigeria comme nation leader de e-commerce en Afrique dans leur montant d'actuels et potentiels acheteurs en ligne, qui est de 89 %, comparé à 70 % en Afrique du Sud et 60 % au Kenya.

Les marchés principaux (d’après mes recherches, car il n’y a pas de classement officiel à cette heure) sont :

Ils ont tous au moins une application Android pour leurs marchés e-commerce, étant donné que la majeure partie des clients africains accèdent à internet via le mobile. Ces marchés sont aussi, en termes de design d’interface, bons élèves des leaders mondiaux tels que Amazon et eBay.

Confiance et logistique

Selon Ndubuisi Ekekwe, fondateur de l’African Institution of Technology dans son article intitulé The Challenges Facing E-Commerce Start-ups in Africa :

« Le e-commerce en Afrique pourrait être très rentable ; Il faudra juste du temps et des efforts. Les dirigeants du continent doivent comprendre qu’en plus de lancer des sites Web, il y a de nombreux ééléments dont les entrepreneurs ont besoin pour réussir avec profit. Ceci inclut une plus grande intégration des économies africaines disparates ; investir dans les infrastructures comme le système postal, la couverture réseau et les réseaux de transport; la mise en place d'un système pan-africain de sanction des fraudes et améliorer la confiance dans l’internet en Afrique ; et surtout, améliorer les taux d’alphabétisation. » – Ndubuisi Ekekwe

Mobile

Parmi les sept pays étudiés dans le rapport Pew Research Center de 2015, environ deux tiers ou plus de l'échantillon dit posséder un téléphone cellulaire. Propriété est particulièrement élevée en Afrique du Sud et au Nigéria, où environ neuf personnes sur dix ont un téléphone cellulaire.

Depuis 2002, la possession de téléphone cellulaire a explosé dans les pays où les tendances sont disponibles. En 2002, seuls 8 % des Ghanéens ont dit qu’ils possédaient un téléphone portable, alors que ce chiffre s’élève à 83 % aujourd'hui, une augmentation de plus de dix fois. Une croissance similaire en pénétration mobile se retrouve dans tous les pays africains où les données de l’enquête sont disponibles. Par comparaison, à compter de décembre 2014, 89 % des américains adultes avaient un téléphone cellulaire, contre 64 % de propriété en 2002.

Les individus instruits sont particulièrement susceptibles de posséder des téléphones portables et smartphones. Par exemple, 93 % des ougandais ayant fait des études secondaires ou supérieures possèdent un téléphone cellulaire, comparé à 61 % de ceux qui sont moins instruits. Et en Afrique du Sud, 57 % ayant terminé leurs études secondaires ou plus possèdent un smartphone contre 13 % qui sont moins instruits.

Les trois quarts des ougandais qui parlent ou lisent au moins un certain degré d'Anglais possèdent un téléphone mobile, tandis que seulement environ la moitié (48 %) de ceux qui n'ont aucune compétence en Anglais en possèdent un. Et un tiers des Nigérians anglophones possèdent un smartphone, comparativement à 2 % des Nigérians qui n’ont pas la possibilité de lire ou de parler au moins un peu d'Anglais.

Dans son TED Talk de mars 2014, You don't need an app for that, Toby Shapshak dit :

“[…] la chose qui est si remarquable sur le système de paiement appelé M-Pesa qui a été mis au point en Afrique, c’est qu’il fonctionne sur les téléphones comme ça. Il fonctionne sur tous les téléphones possibles, car il utilise le SMS. Vous pouvez payer vos factures avec lui, vous pouvez payer vos courses à l'épicerie, vous pouvez payer les frais de scolarité de vos enfants, et je me dit que vous pouvez même soudoyer les fonctionnaires des douanes. (Rires) Quelque chose comme 25 millions de dollars par jour sont traités par l’intermédiaire de M-Pesa. Quarante pour cent des mouvements du PIB du Kenya est mis en mouvement à travers M-Pesa grâce à des téléphones comme ça. » – Toby Shapshak

Effectuer ou recevoir des paiements sur les téléphones portables, également dénommé argent mobile, n’est pas aussi courant qu’envoyer des SMS et prendre des photos. Mais au Kenya, 61 % des propriétaires de téléphones mobiles utilisent leur appareil pour transférer de l’argent. Et beaucoup de gens dans les pays voisins, l’Ouganda (42 %) et en Tanzanie (39 %) participent également à cette activité sur leur téléphone cellulaire. L’une des raisons pour lesquelles l'utilisation est beaucoup plus élevée dans ces pays est la prédominance des services d’argent mobile, tels que M-PESA au Kenya et en Tanzanie et MTN Mobile Money en Ouganda et au Cameroun. Ailleurs en Afrique, les services bancaires mobiles sont moins fréquents.

Modèles de conception et Technologies

Certaines des plus grandes plateformes de commerce électronique affichent des modèles de conception communs, faisant écho aux interfaces utilisateur de eBay et de Amazon :

eBay user interface
interface utilisateur eBay
bidorbuycoza user interface
interface utilisateur bidorbuy.co.za
jumiacomng user interface
interface utilisateur jumia.com.ng
kaymucm user interface
interface utilisateur kaymu.cm
takealotcom user interface
interface utilisateur takealot.com

Certains de ces exemples redirigent vers une version mobile dédiée lorsque lus sur des appareils mobiles (vérifier le m dans l’url) :

Parmi ces exemples certains sont adaptatifs, mais une pratique courante sur ce type d’interface est une invite à télécharger l’application mobile : que ce soit en haut (Jumia, Kaymu), en bas (souk) ou en plein écran (Takealot).

Mobile ou desktop, les similitudes entre elles toutes sont indéniables. Certains d'entre vous peuvent penser : « Copier / coller » de design, mais permettez-moi de reprendre les mots de Paul Boag dans son article Design convergence is not a dirty word :

« Plus longtemps un objet existe, plus sa conception se standardise. Prenons par exemple l’automobile ou le vélo. Quand ils ont tout d’abord été inventés leurs design variaient. Mais au fil du temps, ils ont commencé à converger. Ils ont convergé vers un design optimal, mais aussi sur celui que connaissait la plupart des gens. » – Paul Boag

Réflexions finales

L'Afrique, à la fois anglophone et francophone, suit les tendances de design globales et le comportement du e-commerce. Mais l’Afrique est également en tête dans la technologie du mobile banking, travaillant à résoudre les problèmes courants du monde et supprimant la nécessité de cartes de crédit lors de l’achat en ligne. Beaucoup de gens prennent conscience du design d’interface utilisateur et de l’expérience utilisateur ; et plus de la moitié des sites que j’ai examiné sont compatibles avec le mobile grâce à un design responsive, ou des versions mobiles spécifiques.

Nous avons de talentueux agences et studios en Afrique et surtout, des gens talentueux et qualifiés. L’avenir du web design en Afrique est brillant, sans aucun doute !

Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Looking for something to help kick start your next project?
Envato Market has a range of items for sale to help get you started.